LYON : BALADE DANS LES TRABOULES DU VIEUX-LYON

Le Vieux-Lyon est peut-être le quartier le plus secret et mystérieux de la capitale des Gaules, dont le charme opère toujours sur moi à chaque fois que je le traverse. Si je n’ai pas encore découvert tout ce que ses étroites ruelles ont à dire, j’ai déjà pu explorer quelques unes de ses traboules colorées dont je vous partage les adresses ici.

Bons Voyages !

Traboule ton coeur à Lyon

Venir à Lyon, c’est prendre le risque de ne jamais vouloir en repartir, d’y laisser son coeur tandis que l’esprit est ailleurs… Et quand on fait la connaissance du Vieux-Lyon, difficile d’y rester insensible.
Installé en bord de Saône au pied de la colline de Fourvière, ce quartier est un site historique témoin intact de la période médiévale et Renaissance, aujourd’hui connu comme le cinquième arrondissement de la ville de Lyon.

Si ses ruelles pavés pleine de charme de Saint-Jean à Saint-Paul sont un bon moyen de prendre le pouls de la vieille ville, il faut littéralement s’aventurer hors des sentiers battus pour en comprendre les secrets…
Certaine portes pourtant classiques, sont à pousser pour révéler la richesse des immeubles portant le nom de « traboules ».

Le mot « traboule » viendrait du latin -trans (à travers) et -ambulare (se promener) et signifierait « passer à travers ». Et généralement, c’est bien d’un passage entre des immeubles et/ou des cours pour relier deux rues dont il s’agit. Selon lyon-france.com, les premières traboules servaient à rejoindre plus vite les bords de la Saône au Moyen-Âge, mais aussi pour les Canuts qui pouvaient ainsi transporter plus facilement leur marchandise en évitant le dédale dans les ruelles.
Elles auraient également abritées les allées et venues clandestines des Résistants lyonnais en 39/45.


Aujourd’hui, seules 80 traboules sur les 500 réparties dans Lyon (quartiers Vieux-Lyon, Croix Rousse et Presqu’île), seraient ouvertes au public grâce à la convention passée entre les propriétaires des immeubles en question et la Ville de Lyon.
En effet, un accord a été trouvé entre les deux parties pour autoriser le passage du public dans certaines traboules selon des règles bien particulières (entre 7h et 19h, dans le calme voire le silence, sans laisser de déchets sur place notamment), en échange d’une prise en charge totale par la Ville des charges d’entretien telles que l’électricité ou les ordures.

Ainsi, le patrimoine lyonnais est partagé avec le public mais la tranquillité des habitants est protégée ; c’est d’ailleurs la municipalité qui a installée les portiques sécurisés aux pieds des escaliers intra-traboules afin de réserver l’accès aux habitants.

Comment trouver les traboules du Vieux-Lyon ?

Si partir à la recherche de ces vieux bâtiments aux façades recouvertes d’enduits de couleur pastel et à l’architecture riche en détails vous intéresse, voici quelques adresses du Vieux-Lyon qui vous permettront de « trabouler » à votre tour 😉

  • La traboule reliant le 27 rue Saint-Jean au 6 rue des Trois Maries : peut-être la plus facile à trouver les week-end, grâce aux groupes de touristes suivant les visites guidées de l’Office du Tourisme.
  • La traboule reliant le 54 rue Saint-jean et le 27 rue du Boeuf : connue sous le nom de « Longue Traboule » puisqu’elle traverse quatre cours et quatre bâtiments. J’aime beaucoup celle-ci car elle permet de vraiment apprécier le raccourci pour passer d’une rue à une autre. Elle peut-être empruntée d’un côté comme de l’autre sans problème.
  • La traboule du 37 rue Saint Jean : est en fait une large cour intérieure offrant une vue incroyable sur les détails d’architecture de la Maison du Chamarier classée monument historique. Elle est d’ailleurs facile à trouver puisque située juste à coté du salon de thé « La Marquise »..
  • La traboule reliant le 2 place du Gouvernement au 10 quai Romain Rolland : N’ayez pas peur de vous avancer dans cette petite cours sombre, à droite du bar à Chicha, car il s’agit bien d’une traboule ! Elle est aussi impressionnante puisque construite en dénivelé permettant aux piétons de se retrouver sur les quais et donc de changer de quartier ! Elle est traversable uniquement depuis le 2 Place du Gouvernement.
  • La traboule du 14 rue du Boeuf : est en fait un petit couloir vous amenant dans un cul de sac, mais permettant de découvrir une ravissante cour intérieure. Vous devrez donc faire demi tour pour sortir. Pensez à lever la tête 😉
  • La traboule du 8 rue Juiverie : il s’agit encore d’une cour en cul de sac.
  • La célèbre Tour Rose au 16 rue du Boeuf : ma traboule préférée et de loin ! Même s’il s’agit encore une fois d’arriver dans une cour, la visite vaut le détour tant le lieu est incroyable. Une fois la porte trouvée et passée, le mystère reste toujours entier pour le visiteur. Il faut en effet s’avancer dans le long couloir qui s’ouvre devant vous pour ensuite traverser la cour et se retourner. Là, le spectacle tout de rose vêtu se dévoile sous vos yeux, j’en suis sûre, vraiment ébahis…
    Emblème du Vieux-Lyon, elle est classée Monument Historique et a notamment abritée le roi Henri IV en 1600 lors de son alliance avec Marie de Médicis.

    Si on dit que la bâtisse doit son nom à sa couleur, une légende du 19e siècle raconte autre chose : une jeune femme désespérée de devoir épouser l’homme que son père avait choisi pour elle, se jeta du haut du sommet de la tour, entachant ainsi les parois de tout son sang…

Vous aussi vous avez « traboulé » ? Partagez les adresses en commentaires ! 🙂

4 commentaires pour “LYON : BALADE DANS LES TRABOULES DU VIEUX-LYON

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