FIDJIS : UN SÉJOUR INOUBLIABLE, DE NADI À LA « CÔTE DE CORAIL »

Il y a des mots comme ça, dont la seule évocation a le pouvoir de nous faire voyager.
Pour moi, les îles Fidjis font partie de ce vocabulaire magique.
Un paysage lointain et presque inaccessible lorsqu’on le regarde depuis la France Métropolitaine. Mais étant localisée en Nouvelle-Zélande pour un an, j’ai aperçu la lumière au bout du tunnel et j’ai foncé droit dessus.

Je vous emmène avec moi aux Fidjis, au départ de Nadi et en direction de la Côte de Corail.

Bons Voyages !

ARRIVÉE À NADI :
LE FAUX DÉPART DES VACANCES

Nous sommes fin août, c’est la fin de notre année de PVT en Nouvelle-Zélande (NZ) et l’hiver se termine enfin.
Si pendant cette année de road-trip nous avons beaucoup appris sur différents sujets, nous retenons aussi de nos expériences, que parfois une opportunité ça se crée et ça se prend.

Alors, on profite de notre localisation géographique et de la vente du Campervan (hourra !), pour aller passer quelques jours aux Fidjis.
Enfin, plus précisément nous organisons nos 7 jours sur l’une de ces 2 principales îles : Viti Levu.

Depuis Christchurch en NZ, il nous faut 3h30 de vol pour rejoindre Nadi aux Fidjis.
Arrivés sur l’île, nous sommes surpris de pouvoir supporter la température, douce mais pas (encore) étouffante.
On ne se formalise pas plus que ça, puisque la navette pour notre 1er hôtel nous attend.

Une dizaine de kilomètres plus loin, nous sommes déposés au « Club Fiji Resort », proche du centre ville de Nadi, mais isolé et installé au bout d’un long sentier en mauvais état.
Le temps de nous enregistrer et nous sommes conduits à notre chambre, où nous resterons une nuit seulement.

Il fait déjà nuit, mais des torches brûlantes bordent le chemin sur le sable jusqu’à notre « Bure ».
Autour de nous, je devine dans l’obscurité de hauts palmiers et le bruit de la mer en fond, pas bien loin de nous.
Notre cabane améliorée en bois dispose de sa propre terrasse, un grand lit et son canapé transformable en couchage, ainsi que d’une petite salle de bain privée.

Tout commence donc bien, si on oublie l’isolation quasi-nulle de notre « Bure« , dûe aux parois en bois.
On s’installe rapidement vu la courte durée de notre séjour, et on file sur le Deck principal du complexe, pour prendre notre dîner.

Peu de monde assis à table ou autour du bar, sûrement dû à la basse saison, mais les quelques touristes présents nous accueillent à coups de « Bula ! » Bien sonores et enjoués.
Le personnel quant à lui, n’est pas très souriant ou avenant. Les cocktails sont aussi chers que les plats, mais la nourriture est bonne et puis, c’est notre premier soir au Fidjis, alors on sourit !

Notre repas n’est pas terminé que la réceptionniste en service ce soir, s’avance vers notre table. Toujours aussi peu aimable que lorsqu’elle a enregistré notre arrivée, elle me dit de venir la voir rapidement ce soir.
Je sens que « je n’ai pas le choix » et comprends que je n’aurais jamais dû lui répondre précisément quand elle m’a demandé, à notre arrivée, où nous allions ensuite.

Après le repas, je la rejoins donc, la laissant m’amener à l’écart de la réception pour écouter ses messes basses. Elle a dû voir en moi la touriste crédule et forcément riche, car elle veut m’imposer de prendre sa « navette privée » conduite par un de ses proches, pour rejoindre notre second hôtel, apparement isolé.

Pour elle, c’est une affaire « vendue » d’avance, pour laquelle elle m’impose notre horaire de départ le lendemain et bien sûr, un prix exorbitant.
Je suis choquée par sa démarche et un peu déstabilisée par son comportement inquisiteur et sévère, du coup, je préfère jouer le rôle de la naïveté et la quitte en lui disant que je verrai demain.

Au matin, la vue depuis la chambre efface un peu la désagréable expérience sociale de la veille au soir, me laissant apprécier le début de journée claire où le soleil se cache entre les épaisses feuilles de cocotiers, tandis que la mer, reculée, se fait encore désirer…

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La nuit n’a pas été très bonne à cause de la non-isolation des chambres mitoyennes, mais je me réconforte avec l’idée du petit-déjeuner approchant, que j’imagine coloré par la peau de fruits exotiques.

Décidément, je suis encore un peu plus déçue de cet hôtel, quand je découvre le faible choix du buffet où seule la papaye découpée laisse deviner où nous sommes.
Mais nous avons quand même des mets sucrés et salés à disposition, et vu que l’hôtel n’a pas l’air très rempli, je me dis que ça sera autant de nourriture non gâchée au final.

Le temps de retourner à notre chambre et de ranger le peu d’affaires que nous avions sorties, deux employés se succèdent à la porte pour essayer de nous faire prendre le taxi que j’aurais soi-disant réservé.
La petite dame de l’accueil aura donc poussé l’impolitesse jusqu’au bout en verrouillant sa magouille de son côté.

Je me sens toujours agressée par ces attitudes, mais je prends sur moi et décide de faire celle-qui-ne-comprend-pas, et leur réponds que je n’ai besoin de rien puisque je vais aller en ville par mes propres moyens. Ils insistent, chacun leur tour mais je tiens bon et ils finissent par me laisser tranquille, leur navette hors de prix entre les jambes.

Heureusement, mes recherches pré-voyage et notre jugeote à deux, nous permettent de quitter l’hôtel et sa mauvaise atmosphère en fin de matinée, direction la Côte de Corail, pour un prix beaucoup plus abordable !

CORAL COAST :
LES PORTES DU PARADIS

Nous passons les portes du Resort « Crusoe’s Retreat » en début d’après-midi, après avoir trouvé une solution de transport économique pour nous déplacer sur l’île de Viti Levu. Je vous en parlerai d’ailleurs plus en détails lors d’un prochain article, avec quelques autres astuces qui peuvent servir pour un voyage aux Fidjis.

Ici, nous sommes accueillis avec un cocktail de fruits et de grands sourires.
Le Deck principal surplombe la mer et les « Bures » installées sur le sable.
La vue est splendide et tout semble enfin s’aligner pour un nouveau (bon) départ sur l’île.

TellMeATrip
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La réceptionniste nous amène dans nos quartiers, eux-mêmes situés en hauteur par rapport au Deck où nous étions. Cette fois, nous avons le plaisir de découvrir un grand hébergement non mitoyen et construit « en dur », devant donc garantir un peu plus d’intimité et de silence pour tout le monde.

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Nous avons prévu de passer 5 jours au sein de « Crusoe’s Retreat » et avons bien l’intention de commencer à en profiter dès maintenant.
Passage en mode maillot de bain/serviette et livre, et nous voilà confortablement installés sur nos transats.

J’oublie vite notre faux départ à Nadi et assiste bientôt à mon premier coucher de soleil fidjien sur la mer. Devant un tel spectacle, nul doute que je serai à l’heure à la même place pour les 4 prochains « sunsets » de notre séjour.

TellMeATrip
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Tout le personnel est adorable du début à la fin de nos vacances, on sent qu’ils mettent tout en œuvre pour les rendre mémorables !
Côté vacanciers, nous ne sommes pas nombreux d’ailleurs (peu de chambre + basse saison), ce qui rend le séjour encore plus privilégié.

Mais la tranquillité du paradis a un prix, celui de l’isolation : le Resort est construit loin de l’agitation des villes au bout d’un long chemin cahoteux.
Nous restons peu de temps et avons prévu de nous occuper avec les masques/tubas et kayaks mis gratuitement à disposition, donc pour nous, ce n’est pas vraiment gênant en soi.

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Sauf du point de vue alimentaire, où nous sommes dépendants du Resort, qui l’a très bien compris et ne propose pas vraiment de repas bon marché…
Par contre, le contenu des assiettes est toujours délicieux !

On trouve une parade en se baladant le long de la côte, lorsqu’on comprend que l’hôtel est installé aux portes du petit village de Namaqumaqua.
Depuis la plage, on découvre des écriteaux indiquant qu’une des maisons de villageois fait office de restaurant.

On s’enfonce alors entre les palmiers épais et commandons nos déjeuners aux locaux, pour un prix un peu plus attractif que le Resort, mais avec deux fois plus de garniture.
Un délice !

Ces 5 jours au paradis défilent à une vitesse folle, bien qu’on prenne le temps de se laisser aller au « Fiji Time« , pas vraiment stressé/stressant. 😉
Sortie plongée, balade en kayak, cours de cuisine locale et baignade rythment nos journées, dont la fin est toujours marquée par un coucher de soleil mémorable.

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L’air ambiant devient chaque jour un peu plus lourd à mesure que l’on s’éloigne de l’hiver et il fait bon de ne vivre qu’en maillot de bain, les cheveux coiffés à la fleur de sel naturelle.

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Le dernier jour nous avons évidemment du mal à partir, mais la pluie menaçante rend la séparation moins douloureuse.
Nous sommes ainsi de retour sur Nadi en milieu d’après midi, et nous en profitons pour faire un tour dans l’immense marché couvert, avant de rejoindre notre BnB proche de l’aéroport.

Situé en plein centre ville, le marché regroupe ses étals par « catégorie »: poissons, kava (racine locale servant à faire la boisson du même nom), fruits et légumes.
Je ne sais où donner de la tête devant toutes ces couleurs mais profite des petits prix pratiqués pour acheter notre dernier dîner fidjien à emporter.

TellMeATrip
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Au matin suivant, nous quittons la lourde chaleur et l’humidité de l’île, pour retrouver la réalité une fois que l’avion décolle.
Pas moins de 300 îles composent les Fidjis, nous donnant presque autant d’occasions d’y revenir, mais déjà à l’issue de ce court séjour, j’ai pu constater quelques bons plans et astuces qui peuvent vous servir si vous prévoyez de voyager ici.

Je vous en parle très bientôt sur le blog ! 😉

3 commentaires pour “FIDJIS : UN SÉJOUR INOUBLIABLE, DE NADI À LA « CÔTE DE CORAIL »

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