NOUVELLE-ZÉLANDE : RANDONNÉES DU MONT COOK, INFOS ET ASTUCES

De retour sur Pukaki après notre escapade jusqu’au Lac Tekapo, dont je vous parlais ici, nous partons enfin à la rencontre du mythique Aoraki/Mont Cook, sommet le plus élevé du pays.
Deuxième épisode de notre trilogie sur les Alpes du Sud en Nouvelle-Zélande, cet article vous emmène sur les traces des randonnées les plus classiques de la région, tout en vous donnant des astuces pour bien préparer votre visite.

Bons Voyages !

 

DU CÔTÉ PRATIQUE

C’est simple.
Vous ne pouvez pas passer par quatre chemins pour aller au Mont Cook. Littéralement. Comme pour accéder à cet autre trésor de la nature qu’est Milford Sound, (infos à retrouver ici), une seule route emmène jusqu’au Mont Cook Village.

Elle est aussi dépourvue de commerces et de station essence, comme le village à l’arrivée.
Je conseille donc de faire tous les pleins nécessaires à Twizel, petite ville la plus proche du village.

Si vous voyagez en camping-car ou tout autre véhicule autonome, sachez qu’il n’y a pas de station de vidange pour les eaux grises non plus dans le secteur.
Pensez donc à libérer vos bidons également à Twizel, voire à Tekapo en fonction de votre itinéraire.

Enfin, le seul camping gratuit est celui de Pukaki Lake et même s’il m’a émerveillée, il est peut-être un peu trop loin du village de Mont Cook si vous souhaitez éviter de faire trop d’allers-retour en voiture.

Ainsi, si vous prévoyez de dormir sur place, des « accommodations » existent bien sûr au village, mais étant une zone très touristique, les prix ne sont pas des moins élevés…

En ce qui nous concerne, nous avons opté pour la solution « entre-deux » ; située entre le village de Mont Cook et de Pukaki, mais aussi au prix entre le gratuit du freecamp et ceux envolés du cœur du village.

Nous réservons donc deux nuits au camping « Glentanner Holiday Park », situé à 20km de Mont Cook Village. Une fois n’est pas coutume, nous prenons un espace sans électricité, juste pour garer le campervan, ayant prévu de passer notre temps libre dans la grande salle commune dotée d’un poêle à bois.

En hiver, il n’y a quasiment personne ici et le confort des installations, du coup presque privatives, est plutôt le bienvenu…
Bref, nous sommes bien installés pour voir la routine du soleil sur la vallée.

DU CÔTÉ TECHNIQUE

Nous sommes levés de bonne heure le lendemain, étant donné le programme qui nous attend.

L’objectif est de réussir à faire les trois randonnées classiques du coin, sachant que l’incontournable « Hooker Valley Track » est malheureusement fermée jusqu’à nouvel ordre (sur la période de rédaction de cet article au moins – juin à août 2019).

Si ces randonnées ou d’autres, vous intéressent, pensez à passer d’abord à l’i-site (informations centre), installé au cœur du village pour connaître les éventuels risques et actus mises à jour quotidiennement.
En effet, à cause des intempéries, certaines pistes peuvent être partiellement ou totalement fermées, tandis que d’autres peuvent nécessiter un peu plus d’équipement, tels des crampons ou raquettes (en location possible directement à l’i-site).

Un film présentant la région est aussi diffusé gratuitement au sous-sol du bâtiment, si vous avez besoin d’une activité au chaud et au sec pour combler votre emploi du temps 😉

Mais en hiver, je ne peux que vous recommander d’emporter au minimum des chaussures waterproof et des vêtements suffisamment chauds pour ne pas subir le vent glacial.

DU CÔTÉ NATURE

La première chose qui me frappe dans le secteur, c’est la beauté de la route qui nous amènera au pied du Mont Cook. A elle seule, elle requiert plusieurs arrêts pour admirer pleinement la beauté de ses lignes et en capturer les contours en photos.

Et si le chemin est une merveille en soi, les paysages sur place ne nous déçoivent pas non plus 😉
Notre première randonnée du jour nous emmène sur le parking de « Blue Lakes – Tasman Glacier Lakes » (à retrouver sous le même nom sur l’appli « CamperMate »), juste avant d’entrer dans le village de Mont Cook sur la droite.

D’ici démarre une ascension pas très compliquée, pleine de petits détours pour voir le « Blue Lake » qui est en fait, (attention spoiler alert), complètement vert, mais aussi et surtout pour s’approcher du Tasman Glacier.

La vue sur ces icebergs fondus est autant fascinante que terrifiante, tant elle représente concrètement un des effets du réchauffement climatique. Une réalité dont on aura d’ailleurs vraiment pris conscience pendant ce road-trip à l’autre bout du Monde et qui a changé notre façon de consommer.

Monter jusqu’au sommet de cette balade nous permet aussi de re-croiser les Kéas, perroquets montagnards locaux, très intelligents.

Quand ils ne sont pas en train de picorer ma voiture, je dois dire qu’ils sont vraiment beaux à regarder ! 😉
Si vous le rencontrez à votre tour, résistez à l’envie de les nourrir svp…

Au final, on reste là environ 1h30, le temps de voir les différents détours et de s’arrêter pour les traditionnelles photos. Et ce qui est bien, c’est que notre 2ème activité prévue, trouve son départ sur le même parking.

Nous redescendons de notre perchoir jusqu’à retrouver le campervan, que nous laissons sur place, puisque nous empruntons l’autre sentier présent direction « Ball Hut Track ».

Au bout de la première demi-heure de marche, nous découvrons la vallée complètement enneigée et, si nous sommes contents d’avoir des chaussures waterproof, nous regrettons de ne pas avoir de crampons ou de raquettes pour continuer la piste.

Une bonne partie de celle-ci a connu un important éboulement de rocher récemment, rendant le chemin difficilement praticable et plus fatigant.
C’est un jeu constant de concentration pour ne pas glisser sur les anciennes traces de pas verglacées, ou pour ne pas se tordre la cheville en dérapant sur un rocher instable masqué par la neige.

Nous longeons ainsi le Tasman Glacier pendant un peu plus d’1h, jusqu’à enfin avoir une vue globale sur son lac et la fonte des glaces. Des bouts d’icebergs d’un bleu profond flottant en surface sont d’ailleurs visibles…


Mais la randonnée ne s’arrête pas là.
Vient maintenant la partie qui m’angoisse le plus, puisqu’elle nous oblige à marcher sur les étroites moraines glacées, le vide de chaque côté. Le sol n’est en plus pas toujours stable, et j’entends parfois le glacier vivre et craquer, avant que quelques-uns de ses bords ne s’effondrent dans l’eau plus bas.

Nous décidons de nous arrêter un peu plus loin, quand l’éboulement enneigé devient trop important et faisons demi-tour, pour au final avoir fait 14 des 18km annoncés, en 4h tout pile.

 

A ce moment-là, nos jambes sont un peu lourdes et la journée bien avancée.
Nous reprenons le campervan pour se rapprocher du Mont-Cook Village et se garer sur le parking des randonnées Kéa Point et Hooker Valley Track.


Cette dernière est annoncée comme la meilleure alternative pour tout randonneur de niveau moyen souhaitant s’approcher au mieux du plus haut sommet de la Nouvelle-Zélande.
Mais en ce moment, elle demeure fermée au niveau de son premier pont, c’est-à-dire pas très loin après l’avoir commencée.

Nous atteignons quand même ce premier pont, histoire d’avoir un aperçu du point de vue convoité. Mais rapidement revenus sur nos pas, nous récupérons le départ de la courte balade Kéa Point.

Seulement 1h aller/retour suffit pour atteindre la plateforme et revenir.
La vue sur le Mont Cook et le Tasman Glacier est imprenable. Dommage que le ciel soit rempli de nuages à cette heure avancée de l’après-midi, car un coucher de soleil par temps clair doit être mémorable ici !

Nous retrouvons le camping à la nuit tombée, avec juste assez de lumière dans le ciel pour profiter d’un ultime spectacle sur le Mont Cook, avant de reprendre la route le matin suivant…

Prochain arrêt ?
Le Fox Glacier et le Franz Josef Glacier, pour conclure cette trilogie de découverte des merveilles des Alpes du Sud de Nouvelle-Zélande !
Si vous l’avez manqué, l’épisode 1 est dispo en cliquant ici 😉

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